Action de grâce spirituelle

Le chapelet complet est disponible :

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D’après Raymond Halter

Dans la vie de foi, le Seigneur nous a fait beaucoup de cadeaux magnifiques auxquels nous ne pensons pas souvent. Le cadeau du baptême et de cette vie de Dieu qui est en chacun de nous, au point que chaque homme, chaque femme est enfant de Dieu, tout au long de sa vie. Le cadeau de la connaissance de la parole de Dieu et de la lumière qu’elle jette dans notre vie, et de cette liberté profonde dans laquelle elle nous introduit. Le grand cadeau de l’eucharistie et de la présence quotidienne de Jésus parmi nous. Y pensons-nous ? Il nous arrive de dire : « Ah ! Les Apôtres, qu’ils étaient heureux quand ils ont rencontré le Christ sur les routes de Galilée ou de Judée ! » Nous avons la même chance aujourd’hui dans la présence eucharistique : c’est le même Seigneur, le même aujourd’hui qu’hier.

D’après Thérèse-Bénédicte de la Croix

Nous savons que le Christ avait coutume de rendre grâce, chaque fois qu’avant d’accomplir un miracle, il levait les yeux vers le Père des cieux (Jn 11, 41) ; il rendait grâce pour la puissance divine qu’il portait en lui et par laquelle il manifestait aux yeux des hommes la toute-puissance du Créateur. Nous savons aussi que, lorsque le Seigneur a pris la coupe, il a rendu grâce (Mt 26, 27) ; il a rendu grâce pour l’œuvre de rédemption qu’il lui était donné d’opérer, cette œuvre qui renouvelle, dans le cœur des hommes, l’image défigurée du Dieu Trinité.

D’après Vincent de Paul

Mes sœurs, exercez-vous à considérer les grâces que vous avez reçues de Dieu, même dans votre petite jeunesse, même les plus menues, comme les dangers dont vous avez entendu dire par vos parents que vous avez été délivrées par la providence de Dieu. Et pour cela, partagez votre vie en plusieurs périodes : celle du baptême, celle des autres sacrements, celle de la vocation. Et dites alors, par exemple : « Lorsque je n’y pensais pas, Dieu pensait à me conduire en une communauté religieuse qui me serait un moyen de salut. » Et soyez également certaines, qu’il y a encore beaucoup de grâces qu’il veut vous faire…

D’après Thérèse-Bénédicte de la Croix

Le sacrifice du Christ sur la croix, éternellement actuel – au cours de la sainte messe et dans la gloire éternelle du ciel – peut se comprendre comme une immense action de grâce, un immense remerciement pour la création, la rédemption et l’achèvement final. Le Christ s’offre à son Père en action de grâce au nom de tout l’univers créé, dans lequel il est descendu pour le renouveler de l’intérieur et le conduire à son achèvement. Et il appelle tout ce monde créé à présenter avec lui au Créateur l’hommage d’action de grâce qui lui revient.

D’après Bernard de Clairvaux

Le Seigneur de majesté s’est sacrifié pour vaincre chez nous la pire des tentations : l’ingratitude. Que disait en effet l’homme ingrat ? « J’ai bien été créé gratuitement, mais il n’en a rien coûté à mon auteur : un seul mot, et me voilà créé, comme tout le reste. C’est peu, même si ce petit mot m’a beaucoup donné. » L’impiété humaine minimisait ainsi le bienfait de la création, en prenant prétexte à ingratitude au lieu d’y trouver une raison d’aimer… Homme, rappelle-toi que, s’il t’a fait de rien, il ne t’a pas racheté avec rien. Oh, qu’il a peiné ! Il a connu les nécessités de la chair, les tentations de l’ennemi, l’infamie de la croix, l’horreur de la mort, et ainsi, il a multiplié sa miséricorde.