D’après Jean Eudes
Notre aimable Sauveur nous assure dans ses saintes Écritures qu’il est dans un soin et une vigilance continuels à notre égard, qu’il nous porte et nous portera toujours dans son cœur. Et il ne se contente pas de le dire une ou deux fois, mais il le dit et le redit : « Même s’il peut se trouver une mère qui en vienne à oublier l’enfant qu’elle a porté dans ses entrailles, moi, je ne vous oublierai jamais. Je vous ai écrits en mes mains, afin de vous avoir toujours devant mes yeux. Quiconque vous touche, touche la prunelle de mes yeux. J’ai compté tous les cheveux de votre tête. Mon Père vous aime comme il m’aime, et je vous aime comme mon Père m’aime, et je veux que vous soyez là où je suis, c’est-à-dire que vous soyez reposant avec moi dans le sein et dans le cœur de mon Père. »
D’après Vincent Rollin
Si Dieu est notre Père – il nous demande lui-même de l’appeler ainsi, car nous n’aurions pu le faire de notre propre autorité – alors, ayons une confiance absolue en lui : remettons-nous-en à lui. Ne nous inquiétons pas ! Dieu nourrit les oiseaux des champs et il revêt les lys. À combien plus forte raison nous fournira-t-il ce dont nous avons besoin, d’autant plus que notre Père du Ciel « sait bien ce dont nous avons besoin » ! Regardons l’amour d’un père pour ses enfants : il ne leur donnera pas un scorpion s’ils lui demandent un œuf. Donc, confiance, abandon et paix.
D’après Claude La Colombière
J’ai été fort touché à la vue des biens que j’ai reçus de Dieu depuis le premier moment de ma vie jusqu’ici. Quel soin ! Et pour le corps, et pour l’âme ! Dieu m’a fait comprendre : premièrement, qu’il est dans toutes les créatures ; deuxièmement, qu’il est tout ce qu’il y a de bon en elles ; troisièmement, que c’est lui qui nous fait tout le bien que nous recevons d’elles. J’ai vu alors ce roi de gloire s’appliquer à nous échauffer par nos habits, à nous rafraîchir par l’air, à nous nourrir par les viandes, à nous réjouir par les objets agréables, et à produire en nous tous les mouvements nécessaires pour vivre et pour agir. Quelle merveille ! Qui suis-je, ô mon Dieu, pour être ainsi servi par vous, en tout temps, avec tant d’assiduité ?
D’après Geneviève Gallois
Une sainte religieuse a écrit : « Dieu nous enveloppe d’un réseau, sans fissure, d’infinie tendresse. » Quoi qu’il nous arrive, c’est donc ce réseau, c’est donc sa tendresse. Le Sacré-Cœur exprime parfaitement ce « réseau d’infinie tendresse » et je commence à comprendre un peu, ou plutôt à soupçonner, un abîme de merveilles à scruter ! Bien sûr, ce n’est pas toujours facile de se laisser couler sans résistance dans ce moule… Cependant, c’est là la vraie occupation de la vie, et il faut qu’elle soit accomplie avant de mourir, sans quoi on aurait vécu inutilement.
D’après Charles de Foucauld
« Mes enfants, quoi qu’il vous arrive, souvenez-vous que je suis toujours avec vous. Souvenez-vous que, visible ou invisible, paraissant agir ou paraissant dormir et vous oublier, je veille toujours, je suis partout, et je suis tout-puissant. N’ayez donc jamais nulle crainte, nulle inquiétude : je suis là, je vous aime… et je suis tout-puissant. Que vous faut-il de plus ? Souvenez-vous de ces tempêtes que j’ai apaisées d’un mot, leur faisant succéder un grand calme. Soyez donc sans inquiétude pour votre corps et votre âme ! En cette vie, la tempête est presque continuelle, et votre barque est toujours près de sombrer. Mais moi je suis là, et avec moi elle est insubmersible. Défiez-vous de tout, et surtout de vous, mais ayez en moi une confiance totale qui bannisse toute inquiétude. »