Des efforts pour être saint

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D’après Jérôme de Stridon

« Si tu veux être parfait, va, vends tout et donnes-en le prix aux pauvres. Puis, viens et suis-moi. » Si tu veux être parfait : les grandes choses sont toujours laissées à notre libre choix ; on ne nous l’impose pas, afin que le sacrifice étant volontaire, le mérite en de-vienne plus grand. Cependant, pour arriver à la perfection, il ne suffit pas de donner ses biens : cela, les philosophes l’ont fait. Un chrétien doit faire plus qu’eux : il doit encore suivre le Christ, c’est-à-dire renoncer à tout péché et adhérer à toute vertu. Le Christ, c’est la perle précieuse pour laquelle il faut en sacrifier beaucoup d’autres (Mt 13, 46). Mais quel profit ! Nous quittons de petites choses et nous trouvons des biens immenses : le Christ, qui est la sainteté, la sainteté sans laquelle personne ne verra la face de Dieu.

D’après Jean de la Croix

Plus tu te sépareras des choses de la terre, plus tu te rapprocheras de celles du ciel, et plus tu trouveras de richesses en Dieu. Celui qui sait mourir à tout, trouve vie en tout. Sépare-toi donc du mal, fais le bien, re-cherche la paix (Ps 33, 15). Celui qui se plaint ou qui murmure n’est point parfait ni même bon chrétien. Celui-là est doux qui sait sup-porter le prochain et se supporter soi-même. Celui-là est humble qui se cache en son propre néant et sait s’abandonner à Dieu. Si tu veux être parfait, renonce à ta volonté, tourne-toi vers le Christ pour obtenir de lui la douceur et l’humilité, et suis-le jusqu’au calvaire et au sépulcre.

D’après Claude La Colombière

J’ai conçu qu’un apôtre n’est pas appelé à une vie molle, ni au repos. Il faut suer et fatiguer, ne craindre ni le chaud ni le froid ni les jeûnes ni les veilles. Il faut user sa vie et ses forces en cet emploi. Le mieux qui puisse arriver, c’est de mourir en servant Dieu et le prochain. Je ne vois pas en quoi cela doive faire peur à quiconque. La santé et la vie me sont, pour le moins, indifférentes ; mais la maladie ou la mort, lorsqu’elles m’arriveront pour avoir travaillé au salut des âmes, me seront très agréables et très précieuses.

D’après Vincent de Paul

Vous êtes chrétiennes, mes sœurs, et par conséquent obligées à faire la guerre au monde par les promesses que vous avez faites à Dieu en votre baptême. Quand on vous a demandé : « Renoncez-vous au diable, au monde et à ses pompes ? », vous avez dit : « J’y renonce. » Et quoique vous ne l’ayez pas dit vous-mêmes, mais par la bouche de vos parrains et marraines, vous devez garder cette fidélité à Dieu et satisfaire à la promesse qu’ils ont faite pour vous. Vous ne voudriez pas renoncer au sacré caractère que vous avez reçu en ce sacrement, ni à la grâce et à la foi qui vous y ont été conférées. Il faut donc tenir les promesses que vous y avez faites.

D’après Dina Bélanger

Oui, je comprends combien il vous faut lutter sans cesse pour plaire en tout au bon Dieu, pour donner le bon exemple et pour refouler le courant mondain qui entraîne si fortement vers toutes sortes de plaisir. Continuez à être pieuse et énergique dans vos excellentes résolutions, malgré tout. Certes, vous avez besoin de l’assistance divine continuellement et d’une volonté bien arrêtée qui ne s’occupe pas du qu’en-dira-t-on. Ma chère enfant, la grâce de notre Seigneur ne vous manquera jamais, car vous la désirez et vous la demandez. Et c’est justement cette grâce puissante qui affermira et fortifiera de plus en plus votre volonté dans le bien.