Désirer le Ciel

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D’après Jacques de Jésus

Mon cœur sent qu’il n’est rien ici-bas qui ne dure, que tout passe, que tout s’évanouit, que le plus grand charme n’est bientôt plus qu’une ombre. Il voit nettement que le bonheur n’est pas dans les plaisirs étourdissants du monde. Il se jette alors dans les bras du bon Dieu, qu’il sent tout près, et auquel il s’unit dans une ardente prière ; il lui demande quand cet exil prendra fin, il désire fortement après le Ciel. Et après d’inoubliables minutes de communion intime avec Jésus, sûr de plaire à son divin Ami, il redit la phrase du Maître : « Que ta sainte volonté soit faite et non la mienne. »

D’après Thérèse de Lisieux

La vie passe… La figure de ce monde passe… L’éternité s’avance à grands pas… Bientôt nous verrons de nouveaux cieux, un soleil plus radieux éclairera de ses splendeurs des mers éthérées, des horizons infinis ! L’immensité sera notre domaine… Nous ne serons plus prisonniers sur cette terre d’exil ! Tout sera passé. Avec notre époux céleste, nous voguerons sur des lacs sans rivage… L’infini n’a ni bornes ni fond ni rivage ! Nos harpes sont, en ce moment, suspendues aux saules qui bordent le fleuve de Babylone, mais au jour de notre délivrance, quelles harmonies ne ferons-nous pas entendre, avec quelle joie ferons-nous vibrer toutes les cordes de nos instruments !

D’après Jean-Édouard Lamy

Le psalmiste dit : « J’ai levé les yeux vers le ciel, parce que c’est de là que me viendra le secours. » Cette âme était inspirée par le Saint-Esprit. C’est donc de la part de l’Esprit Saint que nous avons reçu cette invitation à tourner nos regards vers le ciel. Nous ne pouvons pas pénétrer bien loin dans le ciel, mais ce que nous savons des saints et des anges, c’est bien plus que suffisant pour nous pousser à imiter leur exemple, à assimiler leur vie, à faire de nous des âmes fidèles et courageuses. Quand une âme s’inspire de ces sentiments, s’inspire de la vie du ciel, le bon Dieu lui vient en aide. Il faut bien fixer notre âme dans le ciel.

D’après Gertrude d’Helfta

En toi, Dieu vivant, mon cœur et ma chair ont tressailli, et mon âme s’est réjouie. Quand donc mes yeux te verront-ils ? Dieu de mon cœur, quand me réjouiras-tu de la vue de la douceur de ton visage ? Quand combleras-tu le désir de mon âme par la manifestation de ta beauté ? Mon Dieu, tu es mon héritage choisi entre tous ! Quand donc, au lieu de l’esprit de tristesse, me revêtiras-tu du manteau de la louange, pour qu’étant unis aux anges, tous mes membres t’offrent un sacrifice d’acclamation ? Dieu de ma vie, quand entrerai-je dans le tabernacle de ta gloire, afin de te chanter en présence de tous les saints, et de proclamer que tes miséricordes pour moi ont été magnifiques ? Quand est-ce que le filet de cette mort se brisera, pour que mon âme puisse te voir sans intermédiaire ?

D’après Augustin d’Hippone

La vie tout entière d’un bon chrétien n’est qu’un saint désir continuel. Sans doute, ce que tu désires, tu ne le vois pas. Désire-le néanmoins, et ainsi tu te rendras capable d’être entièrement satisfait, lorsque viendra le moment de le voir. Lorsque tu veux remplir un contenant quelconque, et que tu sais grandes les dimensions de l’objet qu’on te donnera, tu élargis le sac ou l’outre ou tout autre contenant. Ainsi Dieu, en différant de se donner à toi, dilate tes désirs ; en les dilatant, il élargit ton esprit ; en l’élargissant, il te rend plus capable de le posséder. Désirons donc, mes frères, puisque nous devons être rassasiés.