Être affable

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D’après Éphrem le Syriaque

Quand vous rencontrez quelqu’un, nous dit le Christ, dites d’abord : « Paix à toi. » Cette salutation est le mystère de la foi qui rayonne dans le monde : par elle, la haine est étouffée, la guerre arrêtée et les hommes se reconnaissent mutuellement. À partir du moment où le Christ a envoyé ses disciples pour la première fois, les hommes ont commencé à donner et à recevoir cette salutation, qui est source de guérison et de bénédiction. C’est pourquoi Notre Seigneur l’a envoyée avec ses disciples en avant-coureur, pour qu’elle réalise la paix et prépare le chemin devant lui.

D’après Vincent de Paul

Quand nous visitons quelqu’un, nous devons entrer dans ses sentiments pour se réjouir avec lui ou pour souffrir avec lui. Il faut tâcher d’attendrir nos cœurs et de les rendre sensibles aux réussites et aux misères du prochain ! Prions Dieu de nous donner ce véritable esprit de miséricorde, qui est le propre esprit de Dieu : car c’est le propre de Dieu de faire miséricorde. Demandons-lui cet esprit de compassion : qu’il nous en remplisse ! Et quand nous avons du mal à exercer la miséricorde auprès de telle personne ou dans tel lieu, pensons un peu combien nous avons besoin de miséricorde de la part de Dieu.

D’après Jacques-Bénigne Bossuet

Ce qui nous rend désagréable, c’est qu’on répand sur les autres l’amertume qu’on a en soi-même. Lorsqu’on a l’esprit tranquille, comme on n’a rien d’amer en soi, on n’a que douceur pour les autres. Malheureusement, l’homme est facilement porté à l’aigreur… et ainsi, même vis-à-vis de ceux qui lui font du bien, il s’aigrit souvent ! C’est le cas du malade qui s’aigrit contre ceux qui le soulagent. Et c’est notre cas, nous qui nous aigrissons si facilement contre ceux qui nous conseillent pour notre bien, et encore plus contre ceux qui le font avec autorité. Ce fond d’orgueil et d’amertume est la raison de notre manque de douceur.

D’après Vincent Rollin

Je dois faire attention à ne pas me laisser mener par mes impulsions, mes instincts, sous prétexte de spontanéité. La sensibilité ne doit pas régner en maîtresse : imposer ses lois, dicter ses antipathies et ses sympathies. Le ressort en moi doit être l’amour du Christ, pas d’abord ma sensibilité imparfaite. Je ne dois pas être à la remorque d’un sentiment passager de dégoût, de rancœur qui déteindrait sur tout ce que je dirai, ferai, penserai au cours de cette journée, mais je dois fonder ma journée sur la joie de la résurrection du Christ qui ne passe jamais.

D’après Thérèse de l’Enfant-Jésus

Les sœurs les plus saintes sont les plus aimées : on recherche leur conversation, on leur rend des services sans qu’elles les demandent… Les âmes imparfaites, au contraire, ne sont point recherchées. Je dois donc rechercher la compagnie des sœurs qui me sont le moins agréables et remplir près de ces âmes l’office du bon samaritain. Une parole, un sourire aimable suffisent souvent pour épanouir une âme. Je veux être aimable avec tout le monde pour répondre au conseil que Jésus donne dans l’Évangile : « Quand vous faites un festin, n’invitez pas vos amis, invitez les pauvres, et vous serez heureux de ce qu’ils ne peuvent vous rendre la pareille, car votre Père qui voit dans le secret vous en récompensera. »