La grandeur de Marie

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D’après Épiphane de Salamine

Quel éloge pourrais-je faire de la Vierge glorieuse et sainte ? Elle surpasse tous les êtres, Dieu seul excepté ; par nature, elle est plus belle que les chérubins, les séraphins et toute l’armée des anges. Elle est la nuée lumineuse qui a fait descendre le Christ : lui, l’éclair étincelant qui illumine le monde, est à elle. Quelle merveille étonnante dans les cieux : une femme, revêtue du soleil (Ap 12, 1), portant en ses bras la lumière ; le Seigneur des anges est le petit enfant de la Vierge ! Les anges accusaient Ève ; maintenant, ils comblent Marie de gloire, car elle a relevé Ève de sa chute et fait entrer aux cieux Adam chassé du paradis. Immense est la grâce donnée à cette Vierge, resplendissante comme le ciel, ornée de vertus sans nombre : elle est la porte des cieux.

D’après Bède le Vénérable

« Heureuse la mère qui t’a porté et qui t’a nourri de son lait. » Grande est la foi qu’exprime cette femme de l’Évangile ! Les contemporains de Jésus niaient qu’il soit vraiment Fils de Dieu, de même nature que le Père. Dans la suite, des hommes ont nié qu’il soit vraiment Fils de l’homme, de même nature que sa mère. Pourtant, par l’opération de l’Esprit Saint, il a bien été conçu dans le sein de la Vierge : il a tiré sa chair ni du néant ni d’ailleurs, mais du corps de sa mère ; autrement, il ne serait pas exact de l’appeler vraiment Fils de l’homme. Heureuse mère, en vérité, qui « a enfanté le Roi qui régit ciel et terre à travers tous les siècles. Elle a les joies de la maternité et l’honneur de la virginité. Avant elle, on n’a pas vu de femme pareille, et on n’en verra pas après elle. » (Sedulius)

D’après Ælred de Rievaulx

Si Marie Madeleine – de qui le Christ a expulsé sept démons – a mérité d’être glorifiée par lui, qui pourra mesurer à quel point « les justes jubilent devant la face de Dieu et dansent de joie » au sujet de Marie, qui n’a jamais péché ? Si l’apôtre Pierre – qui est allé jusqu’à renier le Christ – a reçu par la suite les clés du Royaume des cieux, de quels éloges Marie n’est-elle pas digne, elle qui a porté dans son sein le roi des anges en personne, que les cieux ne peuvent contenir ? Si Saul – qui « ne respirait que menaces et carnages à l’égard des disciples du Seigneur » – a été ravi « jusqu’au troisième ciel », il n’est pas étonnant que Marie – qui a demeuré avec son Fils dans toutes ses épreuves – ait été enlevée au ciel en son corps et exaltée au-dessus des chœurs angéliques.

D’après Gabriel Rosset

Chaque jour, des millions d’êtres humains, d’un bout du monde à l’autre, la saluent « pleine de grâce ». Chaque jour, se réalise la prophétie chantée par cette humble jeune fille de Judée, il y a vingt siècles : « Désormais toutes les générations me proclameront bienheureuse. » À ce concert universel de louanges se mêlent la poésie et l’art. Elle est montrée comme la nouvelle Ève en qui s’est préparée la rédemption de l’humanité. Elle apparaît comme la mère universelle, la Pietà, la Vierge de douleurs, qui, penchée sur le corps inanimé de son Fils, dont elle regarde les blessures, se penche aussi sur toutes les douleurs humaines. Elle se révèle comme la médiatrice souveraine qui implore le pardon divin pour les péchés des hommes.

D’après Marcel Van

Ô Mère, je t’aime beaucoup et je voudrais que tous les hommes apprennent aussi à t’aimer ! T’aimer, ô Marie, c’est bien facile : tu te contentes de la simplicité du cœur, sans exiger rien d’extraordinaire. Plus tard, au ciel, je réaliserai mon désir de te faire aimer. Connaissant alors toutes les langues, je pourrai parler à ma guise et apprendre au monde entier à t’aimer, toi, Marie, la Mère tout aimante. Je dirai aux hommes que, pour plaire à Jésus, ils doivent t’aimer. Je leur dirai que c’est en t’aimant qu’ils entendront clairement la voix de Jésus. En effet, s’ils t’aiment, tu les porteras sur tes genoux avec le petit Jésus, tu les abriteras avec lui sous ton manteau, de sorte qu’ils entendront tout ce qu’il dira… Ô Mère, plus tard au ciel, je t’aimerai encore davantage !