La joie de la Résurrection

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D’après Thérèse de l’Enfant-Jésus

Pâques ! Combien ce mot renferme de joie et de bonheur. En cette fête de la résurrection de Jésus, tout est joyeux, la nature semble renaître de la torpeur dans laquelle l’avait plongée l’hiver. Comme elle paraît belle cette grande fête si longtemps désirée ! La semaine sainte, semaine de tristesse et de larmes, l’a précédée : elle fait ressortir tout ce qu’il y a de joyeux et de suave dans le retour de Jésus à la vie. En ces saints jours, Jésus convoque tous ses enfants à s’approcher du banquet des anges. Oh ! qu’il est doux l’appel qu’il fait entendre à l’âme de venir prendre sa part au banquet qu’il lui a préparé dans l’immensité de son amour.

D’après Chromace d’Aquilée

Le monde entier qui célèbre la veillée pascale, témoigne de la grandeur de cette nuit. Et à juste titre : en cette nuit, la mort a été vaincue, la vie est vivante, le Christ est ressuscité des morts. Jadis, Moïse en a parlé au peuple en disant : « Ce mois sera pour vous le premier des mois de l’année. » (Ex 12, 2) Le premier mois de l’année n’est donc pas celui de janvier, où tout est mort, mais le temps de Pâques, où tout revient à la vie. Car c’est maintenant que l’herbe des prés, en quelque sorte, ressuscite de la mort, maintenant qu’il y a des fleurs aux arbres et que les vignes bourgeonnent, maintenant que l’air lui-même semble heureux du début d’une année nouvelle.

D’après John Henry Newman

Nous sommes nés pour le royaume de Dieu, mais tout en y croyant totalement, nous avons beaucoup de difficulté à saisir ce privilège. Et même en ce grand jour où le Christ est ressuscité des morts, nous voici comme des petits enfants à qui il manque des yeux pour voir qui nous sommes vraiment. Comme les enfants disent : « Voici le printemps ! » ou « Voici la mer ! », pour essayer d’en saisir l’idée, disons : « Voici le jour parmi les jours, le jour royal, le jour du Seigneur. » C’est le jour qui nous rend plus grands que nous ne pouvons le comprendre. C’est le jour de notre repos. Ce jour nous conduit, en préfiguration, à travers la tombe et les portes de la mort, jusqu’au temps du répit dans le sein d’Abraham (Ac 3, 20 ; Lc 16, 22).

D’après Maxime de Turin

Ce jour qu’a fait le Seigneur (Ps 117, 24) pénètre tout : ciel, terre et enfer ! La lumière du Christ rayonne, elle flamboie, et les ténèbres du péché ne peuvent l’éteindre. « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas retenue. » (Jn 1, 5) À la résurrection du Christ, tous les éléments sont glorifiés ! Je suis sûr que le soleil a brillé ce jour-là d’un plus vif éclat. Comme un serviteur fidèle, il s’était obscurci pour accompagner le Christ dans la tombe (Mt 27, 45) ; aujourd’hui, il doit resplendir pour saluer la résurrection. Réjouissons-nous donc en ce saint jour ! Que nul, au souvenir de son péché, ne se dérobe à la joie commune ! Que personne ne désespère du pardon ! Une faveur immense l’attend. Si le Seigneur, sur la croix, a eu pitié d’un bandit, de quels bienfaits la gloire de sa résurrection ne nous comblera-t-elle pas ?

D’après Augustin d’Hippone

« Celui qui a ressuscité Jésus vivifiera aussi nos corps mortels. » (Rm 8, 11) Oh ! quel heureux alléluia nous chanterons alors ! Quelle sécurité ! Plus d’adversaire, plus d’ennemi ; nous ne perdrons aucun ami. Ici-bas, nous chantons les louanges de Dieu au milieu de nos soucis ; au ciel, dans une parfaite tranquillité. Ici-bas, comme devant mourir ; au ciel, dans une vie qui ne finira pas. Ici-bas, nous sommes voyageurs ; au ciel, nous serons dans notre patrie. Chantons donc dès maintenant, comme le font les voyageurs : non pour savourer le repos, mais pour nous réconforter au milieu des fatigues. Chantons, mais sans interrompre notre marche. Allons de l’avant ! Faisons des progrès dans le bien ! Ne retournons pas en arrière ! Ne restons pas sur place ! Chantons, mais sans interrompre notre marche vers le Seigneur.