L’amour des pauvres

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D’après Vincent de Paul

Quand on sert les pauvres, on sert Jésus Christ. Que cela est vrai ! Quelqu’un irait dix fois le jour voir les malades, et dix fois par jour il y trouverait Dieu. Allez voir de pauvres forçats à la chaîne, vous y trouverez Dieu ; servez de petits enfants, vous y trouverez Dieu ; allez en de pauvres maisons, vous y trouverez Dieu. Il faut donc traiter le pauvre avec douceur et respect ! S’il est malade, je le suis aussi ; s’il est en prison, j’y suis ; s’il a des fers aux pieds, je les ai avec lui. Vous devez regarder les pauvres comme vos maîtres ! La difficulté, c’est que bien souvent, nous ne savons pas vraiment ce que sont les pauvres ; or, c’est la connaissance qui conduit à l’amour… C’est parce que nous ne les connaissons pas, que nous ne sommes pas émus par eux.

D’après Claude La Colombière

Dieu est au milieu de nous, et il semble que nous ne le reconnaissions pas. Il est en nos frères, et il veut y être servi, aimé et honoré, et il nous récompensera plus pour cela que si nous le servions en sa personne. Comment est-ce que je me comporte ? Est-ce que j’aime et honore tous mes frères ? Si j’en excepte un seul, c’est que je ne considère pas Jésus-Christ en eux… Bien souvent, quand on aime un frère, c’est pour en être aimé, c’est pour en être considéré, c’est parce que son être se trouve conforme au nôtre… Puissions-nous considérer le Christ en tous nos frères !

D’après Vincent Rollin

Je dois faire attention à ne pas me rechercher en allant aux autres : en allant seulement vers ceux qui me semblent « aimables »… Cette recherche des autres me garderait tourné sur moi-même. Je dois rejeter cela comme une bêtise ! Oui, comme une bêtise, et non comme quelque chose que je sacrifierai… et saisir alors l’occasion d’un acte d’amour plus fervent ! C’est ce fil qui retient mon âme dans son élan vers l’amour : les sympathies et les antipathies instinctives, affectives, trop naturelles. Ce sont là des facteurs de désunion qui m’empêchent de répandre l’amour autour de moi.

D’après Jérôme Lejeune

La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres. Il n’y a pas d’autre critère de jugement. Tout l’amour, tout le dévouement, tout l’argent qui seront dépensés pour protéger les éclopés de la vie sont le prix – et le prix juste – qu’une société doit payer pour rester humaine. On peut envisager, certes, une société dans laquelle on tuerait les anormaux et les vieillards, dans laquelle on achèverait les blessés de la route. Cette société serait peut-être économiquement plus efficace. Mais cette société serait inhumaine… Elle serait complètement pervertie par un racisme aussi sot et abominable que tous les autres : le racisme des fortunés contre les infortunés.

D’après Teresa de Calcutta

Seigneur très aimé, fais que je puisse te voir dans la personne de tes pauvres et, en en prenant soin, te servir. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l’arrogant, fais que je puisse encore te reconnaître et dire : « Jésus, toi mon patient, comme il est doux de te servir. » Seigneur, donne-moi cette foi qui voit clair, et jamais alors ma tâche ne sera monotone, toujours la joie jaillira quand je me prêterai aux caprices et répondrai aux désirs de tous les pauvres…