D’après le prophète Zacharie (9, 11, 12)
Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. Ce roi fera disparaître les chars de guerre et les chevaux de combat ; et il proclamera la paix aux nations. Le Seigneur dit alors : « Si cela vous semble bon, donnez-moi mon salaire. » Ils pesèrent son salaire : trente pièces d’argent. Le Seigneur dit alors : « Jetez-le au fondeur, ce prix auquel ils m’ont apprécié ! Je répandrai sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication. Ils regarderont vers moi. » Celui qu’ils ont transpercé, ils feront une lamentation sur lui, comme on se lamente sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement, comme on pleure sur un premier-né. Ce jour-là, il y aura grande lamentation dans Jérusalem. Tout le pays se lamentera.
D’après le livre de la Sagesse (2)
Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, et il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ; car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange. Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui.
D’après le Psalmiste (21, 37, 40, 68)
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? J’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos. Je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple. Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! » C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère. Ne sois pas loin : je n’ai personne pour m’aider. Mes compagnons se tiennent à distance. Même l’ami, qui partageait mon pain, m’a frappé du talon. Tous mes membres se disloquent. Mon cœur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles. Ma vigueur a séché comme l’argile, ma langue colle à mon palais. Quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.
D’après le livre des Nombres (21)
En chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? » Alors furent envoyés contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !
D’après le prophète Isaïe (26, 52)
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Mais mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! Il étonnera une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Les morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ma rosée est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie.