Ne pas critiquer

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D’après Faustine Kowalska

Ô Jésus Miséricorde, je tremble à la pensée de devoir rendre compte de ma langue ; en elle se trouve la vie, mais aussi la mort ; et parfois nous tuons avec notre langue, nous commettons de véritables meurtres. Et cela, nous devrions le considérer comme chose de peu d’importance ? Vraiment je ne comprends pas de telles consciences. J’ai connu une personne qui, ayant appris d’une autre qu’on avait dit telle et telle chose sur son compte, tomba gravement malade, elle perdit beaucoup de sang, versa beaucoup de larmes et il en résulta de tristes conséquences, et ce n’est pas le glaive, mais la langue qui fit cela. Ô mon Jésus silencieux, sois miséricordieux pour nous !

D’après l’Imitation de Jésus Christ

Nous ne nous apercevons pas combien nous sommes aveugles. Nous sommes fréquemment mus par la passion, et nous essayons de faire passer cela pour du zèle. Nous relevons de petites fautes chez les autres, et nous nous en permettons de plus grandes. Nous sommes prompts à déceler et à condamner les travers d’autrui, mais nous ne prenons pas garde à ce que nous leur faisons supporter. Celui qui se jugerait équitablement lui-même n’aurait plus le courage de juger sévèrement les autres. Un chrétien prend soin de sa propre vie avant toute chose, et celui qui se surveille attentivement se garde bien ensuite de critiquer la conduite des autres. Tu ne seras jamais une personne vraiment intérieure si tu ne t’efforces pas de te taire au sujet de ton prochain pour t’occuper principalement de toi-même…

D’après François de Sales

La médisance est la vraie peste des conversations… Qui ôterait la médisance du monde, en ôterait une grande partie des péchés… La médisance est une espèce de meurtre, car nous avons trois vies : la spirituelle qui gît en la grâce de Dieu, la corporelle qui gît en l’âme, et la civile qui consiste en la renommée ; le péché nous ôte la première, la mort nous ôte la seconde, et la médisance nous ôte la troisième. Mais le médisant, par un seul coup de sa langue, fait ordinairement trois meurtres : il ôte la vie civile à celui duquel il médit, et il tue son âme et celle de celui qui l’écoute – car, comme disait saint Bernard, tous deux, et celui qui médit et celui qui écoute, ont le diable sur eux, l’un en la langue et l’autre en l’oreille. Je vous conjure donc de ne jamais médire de personne, ni directement ni indirectement.

D’après Colomban de Luxeuil

Ce qui est très bon est habituellement très fragile ; et les biens précieux réclament de plus grands soins et une garde plus vigilante. Très fragile est la paix qui peut être perdue par une parole légère ou une petite blessure faite à un frère. Or, rien ne plaît davantage aux hommes que de parler hors de propos et de s’occuper de ce qui ne les regarde pas, de proférer de vains discours et de critiquer les absents. Dès lors, que ceux qui ne peuvent pas dire : « Le Seigneur m’a donné la langue pour que je sache réconforter par la parole celui qui est abattu » (Is 50, 4), que ceux-là se taisent ou, s’ils disent un mot, que ce soit un mot de paix. « La plénitude de la loi, c’est l’amour. » (Rm 13, 8) Que daigne nous l’inspirer notre bon Seigneur, l’auteur de la paix et le Dieu de l’amour.

D’après Hélder Câmara

En dépit des avertissements que nous a donnés le Christ, nous avons toujours des pierres à jeter contre les autres. Elle est terrible, notre manie de juger et de condamner. Et cependant, arriver à ne plus juger les autres, ce serait une manière remarquable d’éviter le jugement pour soi-même, puisque le Christ a dit : « Ne jugez pas ! Vous serez jugé à la mesure avec laquelle vous aurez jugé ! » Si je ne juge pas, j’aurai la grande surprise, quand j’arriverai face au Seigneur et que je me demanderai, tout timide : « Mon Dieu ! Comment ça va se passer ? », d’entendre le Christ me dire : « Mais non, mon fils ! Tu as fait ton possible pour ne pas juger. Tu ne seras pas jugé ! » Ah ! Ce sera formidable !