Ne vous tourmentez pas

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D’après Marguerite du Saint-Sacrement

Il ne faut pas vous inquiéter ni vous troubler quand vous tombez dans des fautes quoique très grandes : c’est tout ce que nous pouvons faire en la terre. Mais, après avoir manqué, retournez à Dieu avec une confiance filiale. Allez visiter le Saint-Sacrement, l’espace d’un miserere, pour demander pardon au bon Jésus pour vos infidélités et vos manquements envers lui, et pour vous exposer à lui et vous donner à sa puissance pour tout ce qu’il veut de vous, pour l’aimer et le servir désormais plus fidèlement que vous ne l’avez jamais fait. Tenez-vous alors en paix, tâchant de vous tranquilliser entre ses bras.

D’après Maurice Zundel

L’humilité ne consiste pas à macérer dans ses fautes et à battre éternellement sa coulpe. On ne sait jamais d’ailleurs de quoi on est coupable, ni comment. Ce n’est pas la peine de se le demander. Laissons Dieu juger, nous y gagnerons. Ne perdons pas une seconde, parce que c’est lui qui la perdrait. C’est toujours lui qui est victime de cet amour-propre subtil d’une contrition relative à nous-mêmes. Ne le laissons pas attendre une seconde de plus, et, joyeusement, comme un enfant qui retrouve sa mère, jetons-nous dans son cœur.

D’après Geneviève Gallois

La liturgie et la messe sont une substance où on mange Dieu continuellement : on s’engraisse de lui, et on est heureux. Les accusations de soi, les inquiétudes sur soi tombent d’elles-mêmes : qu’est-ce que ça peut faire, ce que nous sommes ou ce que nous ne sommes pas ? C’est Dieu qui est notre vie. Il faut regarder vers lui au lieu de se retourner sur soi-même. L’amour résout tous les problèmes ! On en est tout étonné… et combien c’est plus doux ! L’âme entre dans l’espace, la lumière, la joie, elle trouve Dieu en tout, elle barbote en lui.

D’après Prosper Guéranger

Vous pensez à vos misères, à vos infidélités : c’est très bien. Mais quand penserez-vous donc à aimer Dieu ? Vous y penserez, n’est-ce pas, quand vous serez parfait ? Mais, je vous prie, qu’est-ce que c’est d’être parfait ? C’est d’aimer Dieu beaucoup. Et comment l’aime-t-on beaucoup ? En l’aimant petit à petit… Mais, me direz-vous encore, est-ce que je puis raisonnablement lui dire que je l’aime quand je sens que je suis rempli d’imperfections qui lui déplaisent ? Il ne s’agit pas de savoir si c’est une chose raisonnable, il s’agit de savoir si c’est un devoir sacré, un devoir de reconnaissance, de justice, de délicatesse.

D’après Marguerite du Saint-Sacrement

Vous avez reçu tant d’effets de la miséricorde de Jésus, qu’en quelque état que vous puissiez être, vous devez avoir confiance en lui. Je vous supplie de mettre tout ce que vous êtes à ses pieds et de ne plus penser à vos péchés ; il vous les a tous pardonnés ! C’est notre propre de tomber… Il ne faut donc pas vous étonner de vos chutes quoiqu’elles soient grandes, mais vous en servir pour connaître ce que vous êtes, pour être bien humble, et pour recourir à Dieu, pour vous confier à lui comme en notre bon Père qui a pour nous une charité sans limite et qui nous présente sans cesse sa miséricorde. Ne pensez donc plus qu’à bien l’aimer !