Reconnaître ses faiblesses

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D’après Thérèse de l’Enfant-Jésus

Je sens bien que ce qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde. Voilà mon seul trésor. Pour aimer Jésus, plus on est faible, sans désirs, ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant. Le seul désir d’être victime suffit, mais il faut consentir à rester pauvre et sans force, et voilà le difficile, car : « Le véritable pauvre d’esprit, où le trouver ? Il faut le chercher bien loin. » a dit le psalmiste. Il ne dit pas qu’il faut le chercher parmi les grandes âmes, mais « bien loin », c’est-à-dire dans la bassesse, dans le néant. Restons donc bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher ; si loin que nous soyons, il nous transformera en flammes d’amour.

D’après Faustine Kowalska

Aujourd’hui, tout à coup, le regard du Seigneur m’a transpercée comme un éclair, alors j’ai vu les plus petits grains de poussière dans mon âme, et voyant jusqu’au fond mon néant, je tombai à genoux et je demandai pardon au Seigneur, et avec une grande confiance, je me jetai dans son infinie miséricorde. Une telle connaissance ne me déprime pas, ni ne m’éloigne du Seigneur, mais elle éveille plutôt dans mon âme un plus grand amour et une confiance sans bornes, et le repentir de mon cœur est uni à l’amour. « Sans cette petite imperfection, tu ne serais pas venue vers moi. Sache-le, chaque fois que tu viens vers moi en t’humiliant et que tu demandes pardon, je déverse une immensité de grâces sur ton âme, et ton imperfection disparaît à mes yeux, je ne vois que ton amour et ton humilité ; tu ne perds rien, mais tu gagnes beaucoup. »

D’après Claude La Colombière

Mon Dieu, de quoi est-ce qu’un homme n’est pas capable, puisqu’un apôtre a pu vous vendre comme un esclave et vous mettre entre les mains de ceux qui vous cherchaient pour vous perdre ! La faiblesse et la fragilité de l’homme sont épouvantables… Que cela nous doit inspirer et d’humilité et de crainte ! Quand aujourd’hui je serais un apôtre, je puis être demain un Judas ! Tout ce qu’a pu faire un autre homme, je puis le faire ; je ferais encore pire que tous ceux dont la vie et les actions me scandalisent, si vous m’abandonniez un seul moment. Ne m’abandonnez donc pas, ô mon Dieu ! Toute ma confiance est en vous. Je suis assez persuadé de ma faiblesse : si je ne tombe pas dans les plus grands désordres, toute la gloire vous en est due. Je n’en ai que trop d’expérience, et j’ai assez vu, par ce que j’ai fait, ce que je suis capable de faire.

D’après Faustine Kowalska

Rentrant en moi-même, je reconnus que j’aimais Dieu de toutes les forces de mon âme ; et ne pouvant découvrir ce que je n’avais pas livré à Dieu, je demandai : « Jésus, dis-le-moi et je te le livrerai immédiatement de bon cœur. » Jésus me dit avec bienveillance : « Ma fille, livre-moi ta misère, car c’est ta propriété exclusive. » À ce moment, un rayon de lumière illumina mon âme, je connus tout l’abîme de ma misère ; au même instant, je me suis blottie dans le très saint cœur de Jésus, avec une si grande confiance que même si j’avais eu sur la conscience les péchés de tous les damnés, je n’aurais pas douté de la miséricorde de Dieu, mais le cœur contrit, je me serais jetée dans l’abîme de sa miséricorde. Je crois, ô Jésus, que tu ne m’aurais pas repoussée loin de toi, mais que tu m’aurais absoute.

D’après Vincent Rollin

Le Seigneur continuellement me rappelle ma faiblesse par cet égoïsme et cet orgueil sans cesse renaissant en presque tous mes actes : si souvent, quand j’ai fait quelque chose de bien, j’en suis fier et je me prends pour quelqu’un d’important, me comparant même parfois à d’autres, à mon bénéfice, bien sûr : exactement le pharisien. Non, le Seigneur me demande de prendre conscience de ma faiblesse, de ma vanité ; il me demande d’accepter mes limites ; accepter, c’est-à-dire les reconnaître humblement, et non pas m’en contenter ou ne rien faire contre… Reconnaître ces misères, et que cela soit le motif, le ressort d’un total abandon dans la force du Seigneur : « Ma grâce te suffit. »