Seul le présent nous appartient

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D’après Pio de Pietrelcina

« Mes frères, nous n’avons encore rien fait jusqu’à maintenant : commençons donc dès aujourd’hui. » C’est à lui-même que saint François adressait cette exhortation ; humblement faisons-la nôtre. C’est vrai, nous n’avons encore rien fait ou si peu ! Les années se sont succédé ; n’y avait-il donc rien à changer, à ajouter ou à retrancher dans notre conduite ? Nous avons vécu avec insouciance, comme si le jour ne devait jamais venir où nous devrons rendre compte de nos actions et de ce que nous aurons fait de notre temps. Ne perdons pas notre temps. Il ne faut pas remettre au lendemain ce que l’on peut faire aujourd’hui : les tombeaux débordent de bonnes intentions ; et d’ailleurs, qui pourrait dire si nous serons encore en vie demain ?

D’après Basile le Grand

Frères, ne demeurons pas dans l’insouciance et le relâchement ; ne remettons pas toujours avec légèreté, à demain ou à plus tard, pour commencer à nous mettre à l’œuvre. « C’est maintenant l’heure favorable, dit l’apôtre Paul, c’est aujourd’hui le jour du salut. » Actuellement, c’est le temps de la pénitence, plus tard ce sera celui de la récompense ; à présent, c’est le temps de la persévérance, un jour viendra celui de la consolation. Maintenant Dieu vient en aide à ceux qui se détournent du mal ; plus tard il sera le juge des actes, des paroles et des pensées des hommes. Jusqu’à quand donc remettrons-nous d’obéir au Christ qui nous appelle dans son Royaume céleste ? Ne nous résoudrons-nous pas à abandonner notre genre de vie habituel pour suivre l’Évangile jusqu’au bout ?

D’après Jean-Marie Lustiger

Quand on veut remettre à Dieu sa vie, il faut la lui remettre chaque jour. Vous connaissez bien la demande du Notre Père : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. » Quelles qu’en soient la traduction et l’interprétation, elle porte sur « aujourd’hui ». Jésus nous invite à mesurer la durée de notre existence au jour le jour, dans ce jour nouveau qui succède au jour écoulé. Là s’inscrivent notre vie et notre liberté. Prendre sa vie pour l’offrir à Dieu, c’est accepter chacun des jours comme un don que Dieu fait et le lui rendre, dans une prière de supplication, dans une prière d’action de grâce.

D’après Maximilien-Marie Kolbe

La perfection se trouve dans la sanctification de notre âme, laquelle s’opère non pas au long des années, mais à chaque instant. Chaque moment que nous avons devant nous ne revient plus. S’il est bien vécu, il peut compter pour l’éternité. Ceci est la vérité. On se soucie de ce qui peut arriver, de ce que l’un ou l’autre va penser, de quelle peine on va avoir. Quel dommage ! La pensée la plus enrichissante est de savoir que seul le moment présent est à nous. Et la valeur du moment présent ne dépend pas de ce que nous faisons ou de la manière dont nous agissons, mais du fait que nous travaillons par amour de Dieu. Il faut nous sanctifier à chaque moment présent car nous ne savons pas si l’instant d’après sera à nous. C’est maintenant qu’il faut nous sanctifier, car nous ne savons pas si le soir sera à nous.

D’après Pierre Vigne

Il est temps, Seigneur ! Il est temps de se donner à ton service : oui, c’est maintenant que je te regarde comme mon seul Maitre… Je me prosterne à tes pieds pour me donner à toi d’un cœur sincère. Est-ce que mon cœur osera te dire que ce sera plus tard, et non pas maintenant, que je me donnerai totalement à toi, à ton amour ? Si je voulais te donner le temps à venir seulement, je t’offrirais une chose bien douteuse, bien incertaine, et surtout une chose qui ne m’appartient pas et qui est ton propre bien ; un bien que tu donnes quand tu veux et à qui tu veux, sans faire tort à personne… Voilà qui est donc décidé, mon Dieu : je te reconnais dès à présent pour mon roi ! Je t’offre tout ce qui est en moi et tout ce que je possède. Oui, mon Seigneur, je suis à toi et je veux que ce don soit irrévocable…