11. Fais-moi confiance

Les temps d’oraisons sont disponibles dans la boîte à prière.

Laisse-moi faire. Tu auras toujours les lumières et les secours nécessaires, et cela d’autant plus que tu rendras intense ta fusion de volonté avec moi. N’aie pas peur. Je t’inspirerai en temps utile les solutions de mon Cœur et je t’accorderai les moyens même temporels de les réaliser. Ne trouves-tu pas que c’est bon d’œuvrer ensemble ?

Tu as encore beaucoup à travailler pour moi, mais je serai ton inspiration, ton soutien, ta lumière et ta joie. N’aie qu’un désir : que je puisse me servir de toi comme je l’entends sans avoir de comptes à te rendre, ni t’expliquer pourquoi. Cela, c’est le secret du Père et de notre plan d’amour. Ne t’inquiète ni des contradictions, oppositions, incompréhensions, calomnies, ni des obscurités, brumes, incertitudes : tout cela vient et passe, mais tout cela sert à fortifier ta foi et à te donner l’occasion de féconder ma rédemption au profit de ton innombrable postérité.

Sois de plus en plus disponible. Aie confiance. Je t’ai conduit par des chemins apparemment déconcertants, mais je ne t’ai jamais abandonné, et je me suis servi de toi à ma façon pour réaliser le grand et beau dessein d’amour que nous avons tissé de toute éternité.

Je suis là et je ne t’abandonne pas. D’abord parce que je suis l’Amour – si tu savais à quel point tu peux être aimé. Et puis, parce que je me sers de toi beaucoup plus que tu ne le penses. Bien des choses sont mystérieuses pour toi à présent, qui seront lumière et motif d’action de grâces dans la gloire. Mais c’est dans ce clair-obscur de la foi que se font les options en ma faveur et que s’acquièrent les mérites dont je serai moi-même l’éternelle récompense. Désire que tout le monde m’aime. Tes actes de désir valent tous les apostolats.

N’aie pas peur. Fais-moi confiance. Soucie-toi de mes soucis. Quand tu es faible, pauvre, dans la nuit, en agonie, sur la croix, offre mon offrande essentielle, incessante, universelle. Parce que tu te sens faible, tu es fort de ma force, puissant de ma puissance.

Ne compte pas sur toi, compte sur moi. Ne compte pas sur ta prière. Compte sur ma prière – la seule qui vaille. Unis ta prière à ma prière. Prie avec ma prière. Ne compte pas sur ton action, ni sur ton influence. Compte sur mon action et sur mon influence. Unis ton travail à mes travaux, tes joies à ma joie, tes peines, tes larmes, tes souffrances aux miennes. Unis ta mort à ma mort.

Crois bien que je suis la douceur même et la bonté – ce qui ne m’empêche pas d’être juste – car je vois les choses en profondeur dans leur dimension exacte, et je puis mesurer mieux que personne à quel point vos efforts, si petits soient-ils, sont méritoires. C’est pourquoi je suis également doux et humble de cœur, plein de tendresse et de miséricorde. Ah ! que l’on n’ait pas peur de moi. Prêche la confiance, l’optimisme, et tu récolteras dans les âmes de nouveaux élans de générosité. La crainte excessive attriste et resserre. La joie confiante épanouit et dilate.

Je veux que ta vie soit un témoignage de confiance. Je suis celui qui ne déçoit jamais et donne toujours plus que ce qu’il promet. C’est parce que tu ne me redis pas assez ta confiance en ma miséricorde et en ma tendresse pour toi que tu n’obtiens pas davantage. La confiance qui ne s’affirme pas s’affaiblit et s’évapore.

La confiance est la forme d’amour qui m’honore et me touche le plus. Rien ne me peine comme de sentir un relent de défiance dans un cœur qui veut m’aimer. N’épluche donc pas tant ta conscience. Cela risque de l’écorcher. Demande humblement à mon Esprit de t’éclairer et de t’aider à chasser tous ces miasmes qui t’empoisonnent. Ne sais-tu pas de science certaine que je t’aime ? Cela ne devrait-il pas te suffire ?

Demande avec foi, avec force, avec même une confiante insistance. Si tu n’es pas exaucé sur l’heure de la manière dont tu le concevais, tu le seras un jour prochain de la manière dont tu l’aurais désiré, si tu voyais les choses comme je les vois.

Demande pour toi, mais aussi pour les autres. Fais passer dans l’intensité de tes appels l’immensité des détresses humaines. Prends-les avec toi et représente-les auprès de moi.

Demande pour l’Église, pour les missions, pour les vocations.

Demande pour ceux qui ont tout et pour ceux qui n’ont rien, pour ceux qui sont tout et pour ceux qui ne sont rien, pour ceux qui font tout (ou qui croient tout faire) et pour ceux qui ne font rien (ou qui croient ne rien faire).

Prie pour ceux qui sont fiers de leur force, de leur jeunesse, de leurs talents, et pour ceux qui se sentent diminués, limités, usés.

Prie pour les bien portants qui ne se rendent même pas compte du privilège qu’ils ont d’avoir un corps et un esprit en bon état de marche, et pour les infirmes, les caducs, les pauvres vieux qui sont dominés par ce qui ne va pas.

Prie surtout pour tous ceux qui meurent ou qui vont mourir.

Après chaque tempête, le silence revient. Ne suis-je pas celui qui apaise les flots déchaînés quand on m’en prie ? Confiance donc, toujours et avant tout. Quand vous souffrez, pensez que je souffre avec vous, ressentant en moi-même ce que vous éprouvez. Je vous envoie toujours mon Esprit à ce moment-là. Si vous lui faites bon accueil, il vous aide à faire passer beaucoup d’amour à travers cette épreuve et vous procurez à cette croix son maximum d’efficacité rédemptrice.

Encore une fois, confiance, je suis en toi, tissant les fils de ta vie éternelle, les entremêlant selon les desseins du Père avec tous ceux de tes frères actuellement sur la terre. La tapisserie ne sera découverte dans toute sa beauté que lorsqu’elle sera retournée et déployée dans le Ciel.

Tu as raison de réagir contre le pessimisme des conversations. L’histoire est là qui montre à quel point je puis faire surgir le bien d’au milieu du mal. Il ne faut pas juger d’après les apparences. Mon Esprit agit de façon invisible au centre des cœurs. C’est souvent au milieu des grandes épreuves, des catastrophes, que mon œuvre s’opère et que mon royaume intérieur s’étend. Oui, rien ne va mieux que lorsque cela va mal, car rien n’arrive que je ne puisse supporter avec vous et faire valoir pour mon peuple.

J’ai, pour toi, des bontés à chaque instant. Tu ne t’en aperçois que de temps en temps, mais mon affection pour toi est constante, et tu serais émerveillé, si tu pouvais voir tout ce que je fais pour toi… Même quand il y a une souffrance, tu n’as rien à craindre. Je suis toujours là, et ma grâce te soutient pour la faire valoir au profit de tes frères. Et puis il y a toutes les bénédictions dont je te comble au long du jour, les protections dont je t’entoure, les idées que je fais germer dans ton esprit, les sentiments de bonté que je t’inspire, la sympathie et la confiance que je répands autour de toi, et bien d’autres choses encore que tu ne soupçonnes pas.

Je t’ai toujours conduit ! Et ma main, mystérieusement, t’a soutenu et t’a empêché, bien souvent à ton insu, de trébucher. Donne-moi donc ta confiance totale, dans une grande humilité et dans la conscience lucide de ta faiblesse, mais aussi dans la foi en ma puissance.

Donne-toi à moi avec confiance. Ne cherche même pas à savoir où je te conduis. Serre-toi contre moi et va de l’avant sans hésiter, les yeux fermés, abandonné à moi. Je te veux joyeux à mon service. La joie des serviteurs honore le Maître, et la joie des amis honore le grand Ami.

Range-toi avec confiance derrière mon Vicaire, le successeur de Pierre. Jamais je ne te reprocherai d’avoir essayé de vivre et de penser en symbiose avec lui, car au-delà de lui, c’est moi qui suis là et qui enseigne ce que l’humanité peut assimiler dans les temps actuels.

Rien n’est plus dangereux que de se couper, même intérieurement, de la Hiérarchie. On se prive de la grâce du Chef, de la grâce de la Tête ; peu à peu c’est l’obscurcissement de l’esprit, l’endurcissement du cœur, la suffisance, l’orgueil… et bientôt, la catastrophe.

Accrois, sous l’influence de mon Esprit, à la fois la confiance en ma puissance miséricordieuse et le désir de l’appeler à ton secours et au secours de l’Église.

Temps d’oraison 8

Fais-moi de plus en plus confiance. Ta lumière, c’est moi ; ta force, c’est moi ; ta puissance, c’est moi. Sans moi, tu ne serais que ténèbres, faiblesse et stérilité. Avec moi, il n’est aucune difficulté dont tu ne puisses sortir vainqueur ! Mais, n’en tire pas gloire ou vanité… Tu t’attribuerais indûment ce qui ne t’appartient pas. Agis plus souvent en dépendance de moi.

Fais-moi confiance. Si parfois j’ai besoin de ta souffrance pour compenser bien des ambiguïtés et des résistances humaines, n’oublie pas que tu ne seras jamais éprouvé au-delà de tes forces soutenues par ma grâce. Mon joug est suave et mon fardeau léger. C’est par amour pour toi et pour le monde que je t’associe à ma rédemption, mais je suis avant tout tendresse, délicatesse, bonté.

Je te donnerai toujours les éléments matériels (santé, ressources, collaborations) et spirituels (don de la parole, de la pensée et de la plume) dont tu auras besoin pour accomplir la tâche que je te confie. Tout cela au jour le jour, en dépendance de moi, qui seul peux féconder ton activité et tes souffrances.

Temps d’oraison 9

Les années qui te restent à vivre sur la terre ne seront pas les moins fécondes. C’est un peu comme l’automne, la saison des fruits et des belles teintes des feuilles qui vont tomber, c’est un peu comme la splendeur des couchers du soleil avant qu’il ne disparaisse à l’horizon. Mais toi, c’est en moi que tu disparaîtras de plus en plus, c’est dans l’océan de mon amour que tu trouveras ta place éternelle, c’est dans ma vie de gloire que tu inséreras ton âme baignée de ma lumière.

Conduis ceux que je te confie dans les voies de l’amour très simple et très abandonné à ma tendresse divine. Si les âmes avaient davantage confiance en moi et me traitaient avec affection – respectueuse, certes, mais profonde – comme elles se sentiraient plus aidées en même temps que plus aimées ! Je suis à l’intime de chacune d’elles, mais combien peu se soucient de moi, de ma présence, de mes désirs, de mes apports ! Je suis celui qui donne et veut donner de plus en plus, mais il est nécessaire que l’on me désire et que l’on compte sur moi.

Communie fréquemment à mon éternelle jeunesse. Tu en seras toi-même surpris quand tu me verras au paradis. Non seulement je suis éternellement jeune, mais je rajeunis tous les éléments de mon corps mystique. Non seulement je suis la joie, mais je réjouis d’une joie ineffable toutes mes cellules vivantes. Reste jeune d’âme et quoi qu’il arrive, redis-toi bien : « Jésus qui m’aime est toujours présent. »